Le bigophone…

Le bigophone…
17 octobre 2016 Elisabeth Lafont

Et voilà ! Je ne suis pas assise depuis cinq secondes que ce satané téléphone retentit ! Entre les diverses sonneries du moment que l’on peut sélectionner, « Les Grenadiers », « Le hululement de la chouette », « Love me tender » ou « Le cri du noyé qui se débat », j’ai tout simplement choisi la bonne vieille sonnerie du téléphone d’autrefois qui « drinnnnngue » posément en amplifiant.

Et la Demoiselle des Postes surgit ! Les cabines en bois des anciens bureaux de poste, vous souvenez-vous ? « S’il vous plaît, Mademoiselle, pouvez-vous me donner ce numéro en PCV ? ». Treize sonneries… Pas de répondeur à l’autre bout, le téléphone qui pleure et Claude François qui s’effondre ! Nostalgie, nostalgie…

Deux cabines plus loin : « Monsieur, la 13, c’est pour vous ! ». « Allo ? Allo ? ». «  Mademoiselle, on a été coupés… ! ». Evidemment, avec un chiffre pareil, certains pourraient sourire !

Cabine numéro 9 : « Bonjour, mon petit chou ! C’est Mamie. Veux-tu venir passer quelques jours à la maison ? ».

Cabine numéro 2, costume croisé de commercial en affaires, assis sur son tabouret, coincé et tenant comme il peut son calepin pour prendre des notes, repoussant le fil noir en tire-bouchon qui, évidemment, s’est enroulé autour de son crayon !

Et resurgissent aussi les hirondelles et les bons vieux poteaux télégraphiques sur les fils desquels elles se regroupaient avant leur départ pour les pays chauds. Elles font quoi, elles, maintenant, avec nos portables et les fils enterrés ?

Et ce fixe qui insiste ! Avec un peu de chance, sur la fameuse petite lucarne, on peut même savoir qui vous appelle ! Il ressemble plutôt à un baladeur, ce fixe aujourd’hui ! A tel point qu’il faut parfois installer un autre système, qui sonne lui aussi, pour le retrouver dans l’appartement ! Cherchez l’erreur !

« Allo ! Oui ! J’ai un rendez-vous ! Pas beaucoup de temps pour te parler ! Alors, si tu veux bien, on se téléphone et on se fait une petite bouffe ! Vrai de vrai …».

Elisabeth Lafont

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